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LA GENÈSE DU MUSÉE

Tour à tour lieu de représentation symbolique de la ville, puis conservatoire du patrimoine du Vieux-Lyon, le musée devient après sa restructuration, le lieu d’une histoire générale de la ville.

Dès le milieu du 17e siècle, l’Hôtel de Ville expose drapeaux, clés de la ville, médailles, armes, plans de la ville ainsi que la Table Claudienne achetée en 1530.

Acquise en mars 1846, la collection Louis-Sébastien Rosaz vient enrichir cet embryon de musée. Elle comprend 9850 objets se rapportant à l’histoire moderne de Lyon (de 1787 à 1837), soit des souvenirs de la Révolution complétés par des objets illustrant les révolutions du début du 19ème siècle. L’ensemble forme un musée symbolique de la grandeur et de l’ancienneté de la ville.

Lorsqu’en 1853, le préfet Vaïsse tient les rennes de l’administration de la ville, il installe les appartements de l’empereur dans l’Hôtel de Ville. En 1857, le musée est alors mis en caisse et dispersé.

Grands travaux et patrimoine urbain

Les grands travaux d’aménagements du 19e siècle, dont l’aménagement de la gare Saint-Paul en plein Vieux-Lyon déclenchent cependant une prise de conscience de la spécificité du patrimoine urbain. Le projet de création d’un musée historique de la ville de Lyon sur le modèle du musée Carnavalet à Paris revient alors en force. En 1898, la Commission archéologique du Vieux-Lyon est créée. Elle est chargée de réaliser l’inventaire y compris photographique du Vieux-Lyon mais aussi de recueillir les vestiges archéologiques et architecturaux et de les présenter au public. La Ville commence à acheter l’Hôtel Gadagne en 1902 pour y installer son futur musée.

En 1914, l’histoire du Vieux-Lyon est présentée au sein de l’exposition internationale urbaine « La cité urbaine » organisée par l’architecte Tony Garnier. L’objectif est de réunir un nouveau fonds pour le futur musée dont l’aménagement se poursuit.

En 1916, une collection importante est léguée à la Ville : le fonds François Morel (1865-1916). Ce collectionneur laisse tout ce qui pourrait dans ses collections, intéresser le nouveau musée en formation du Vieux-Lyon, soit en médailles, gravures, tableaux, livres, documents, bibelots, armes, etc.... ”.

1921, l'inauguration

Les trois premières salles du musée sont inaugurées en 1921 dans l’Hôtel Gadagne. Pour Emile Leroudier, alors adjoint au maire de la ville, elles doivent “retracer (…] l’histoire de notre cité tant au point de vue des transformations successives de la ville elle-même qu’à celui de la vie publique et privée de ses habitants, et en même temps (…) donner une idée exacte de son développement économique et social”. Le musée devient alors le lieu d’une histoire générale de la ville.

Les autres institutions lyonnaises comme le musée des Beaux-Arts ou les archives municipales participent à la création du musée en effectuant des dépôts.

A partir de 1928, la Société des Amis de Gadagne acquiert des étains, des faïences et des meubles signés d’ébénistes lyonnais. Un glissement vers les arts décoratifs se profile alors. Il s’accentuera au fil du temps.

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