Karaghiosis

Karaghiosis

Eugène Spatharis (1924-2009), ombre de peau, Athènes, Grèce, 20e siècle, Inv. 58.21.1. Cette marionnette est un des personnages de la pièce Alexandre le Grand et le serpent maudit. © musées Gadagne / X. Schwebel

UNE INVITATION AU VOYAGE

La collection du musée, véritable invitation au voyage, compte des marionnettes du monde entier et de toutes les techniques.

Tout commence par la gaine lyonnaise, véritable référence dans cette collection. Le musée conserve en effet les tous premiers personnages créés par Laurent Mourguet au début du 19e siècle : Guignol et ses deux comparses Gnafron et Madelon. Transmises de génération en génération, elles sont données au musée en 1949 par Pierre Neichthauser, descendant par alliance des Mourguet et gérant du Théâtre de Guignol du quai Saint-Antoine.

Un spectacle c'est aussi des décors, des toiles de fond, des accessoires et surtout un castelet. Le musée possède donc également des théâtres complets comme celui de la dynastie Pitou, marionnettistes forains de 1830 à 1919.

Une grande partie de la collection du musée provient de l'exceptionnelle collection de Léopold Dor qui rassemble des marionnettes d'Europe, de Java, du Cambodge....

Parmi les pièces les plus anciennes de cette collection, il convient de signaler un ensemble composé d'une quarantaine de marionnettes vénitiennes à tringle des 17e et 18e siècles. Ce jeu provient d'un palais des environs de Venise qui, chose courante à l'époque, possédait son propre théâtre de marionnettes.

Quant à la plus célèbre, c'est sans aucun doute Old Mother Shipton, la plus ancienne marionnette connue de cette prophétesse anglaise (1488-1561) qui prédit la victoire d’Henri VIII contre les Français. Faite de bois sculpté, elle possède un mécanisme qui lui permettait de fumer la pipe sur scène. Datant du début du 18e siècle, elle passa de la troupe des Middleton à celle de Clunn Lewis, le dernier marionnettiste ambulant d’Angleterre.