GADAGNE RÉVÈLE SES SECRETS

Dès le lancement du projet, un ambitieux programme de recherches archéologiques et historiques ausculte l’ensemble Gadagne.

Ces différentes investigations coordonnées par le service archéologique de la Ville de Lyon s’étagent de 1997 à 2004, au rythme du chantier de rénovation.

Étude du bâti

Pour établir le bilan documentaire et sanitaire de l’édifice, l’historienne Sophie Savay-Guerraz de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives se plonge dans l’analyse des archives et l’examen des rares sources iconographiques.

62 sondages effectués à tous les niveaux du bâtiment complètent cette étude. Les résultats révèlent les traces de nombreuses ouvertures et témoignent de la manière dont les bâtiments ont évolué et été remaniés. Quelques vestiges de peintures murales des 16e, 17e et 19e siècles sont retrouvés.

Fouille de la grande cour

Dirigée par Christine Becker (Ville de Lyon), la fouille archéologique de la grande cour couvre environ 136 m² et se déroule sur trois périodes.

La dernière phase révèle une succession des couches géologiques sur 6 m d’épaisseur qui témoigne d’une occupation du site de l’antiquité (-76 av. J.-C.) à l’époque médiévale. Ces recherches sont ensuite complétées par l’analyse approfondie des objets collectés : céramiques, monnaies, fragments de sculptures…

Archéologie des jardins

Parallèlement, des fouilles spécifiques sont entreprises dans les jardins suspendus (environ 682 m²). Archéologue spécialiste, Anne Allimant étudie les couches superficielles des sols pour retrouver la configuration ancienne du jardin. 13 sondages profonds lui permettent d’appréhender le sous-sol du jardin.