L'ART DE RESTAURER UN MONUMENT HISTORIQUE

Si la qualité d’une restauration s’apprécie au regard des détails, elle s’appuie toujours sur une bonne compréhension de l’histoire du bâtiment.

Sur la base de l’analyse documentaire de l’édifice menée en amont, le parti pris des architectes est de faire table rase des bricolages antérieurs. L'objectif est de revenir à la structure originelle des différents bâtiments composant l’Ensemble.

Dans cet esprit, ils optent pour une variation de la teinte des enduits extérieurs afin de permettre une lecture chronologique de cette mise en place du bâti. Ainsi, le brique et l’ocre se côtoient-ils dans la grande cour.

Optimiser les contraintes

Ils jonglent également avec la complexité topographique des lieux (dénivelé de 19 m entre les jardins et la rue Gadagne) ou les différences de niveaux entre deux salles adjacentes tout en préservant la cohérence du parcours de visite.

Restaurer un monument historique aussi complexe que Gadagne c’est aimer relever les défis ou en tout cas savoir optimiser les contraintes !

Selon l’état du bâtiment, le niveau d’intervention des architectes varie : consolidation, restauration, réhabilitation ou rénovation.

Retrouver les décors d'origine

Certains décors d’origines ont pu être restaurés. Ce fut le cas pour les enduits des salles remarquables du 17e ou pour les décors exotiques du 19e dans la salle du pilier dite des sonneurs de trompe.

En l’absence de traces, les décors perdus ne furent pas réinventés. L’esprit du bâtiment fut cependant maintenu par l’utilisation de techniques anciennes ou de savoir-faire artisanaux. Les espaces anciens sont revêtus de matériaux traditionnels : terre cuite au sol, enduit à la chaux, plafonds peints à la française, pierres taillées par des compagnons.

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